Syndrome de Diogène : pourquoi l’accumulation n’est pas un choix, selon un médecin
Ils vivent parfois entourés d’objets, de déchets ou dans un dénuement extrême.
Mais le syndrome de Diogène ne relève ni du désordre volontaire ni de la négligence assumée.
Les racines du syndrome de Diogène pourquoi renvoient en réalité à des mécanismes psychiques complexes, souvent liés à des ruptures de vie profondes,
comme l’explique le psychogériatre Jean-Claude Monfort dans un entretien récent sur psychologies.com
Source: PSYCHOLOGIES
Pourquoi le syndrome de Diogène ne se résume pas à l’accumulation
Dans l’imaginaire collectif, le syndrome de Diogène est associé à des logements saturés de détritus, révélés à l’occasion d’un incendie, d’un effondrement ou d’une expulsion.
C’est vrai. Ces situations existent, mais elles ne représentent qu’une partie de la réalité…
En réalité, le syndrome a été décrit pour la première fois dans les années 1970.
Son nom fait référence à Diogène de Sinope, philosophe grec connu pour son rejet des conventions et son mode de vie radical.
Cette référence souligne que le cœur du trouble ne réside pas uniquement dans l’entassement d’objets, mais dans un rapport extrême au monde.
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Pourquoi le syndrome de Diogène est souvent révélé tardivement
Les situations dites « Diogène » sont rarement détectées précocement.
Elles sont souvent révélées à cause d’un événement extérieur : intervention des secours, accident domestique, plainte du voisinage ou procédure judiciaire.
La plupart du temps, les personnes concernées ont longtemps mené une vie sociale, professionnelle ou familiale parfaitement normale, masquant ainsi leur habitude à accumuler toujours davantage jusqu’à ce que cela devient problématique.
Selon Jean-Claude Monfort, psychogériatre, le syndrome de Diogène s’organise autour de trois axes majeurs :
le rapport aux objets, le rapport au corps et le rapport aux autres.
Ces dimensions peuvent évoluer de manière fluctuante, ce qui explique la diversité des situations observées et la difficulté à poser un diagnostic simple.

Syndrome de Diogène : pourquoi il n’est pas toujours lié à une maladie mentale
Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, le syndrome de Diogène est loin d’être associé à une pathologie psychiatrique identifiée de façon systématique.
Les recherches récentes montrent qu’une part importante des personnes concernées ne souffre ni d’Alzheimer, ni de schizophrénie, ni de troubles obsessionnels compulsifs clairement caractérisés.
Le syndrome émergerait plutôt d’une combinaison de facteurs environnementaux et personnels, cumulées à des fragilités individuelles.
Ce fonctionnement rend ces personnes plus exposées au stress et à la souffrance psychique, sans que l’on puisse toujours parler de maladie mentale au sens médical strict du terme‼️
Identifier pourquoi un traumatisme peut déclencher un comportement Diogène
Même si les causes du syndrome de Diogène sont difficiles à définir, un point commun revient fréquemment dans les parcours étudiés :
l’existence d’un traumatisme majeur, souvent ancien.
Rupture brutale, perte, exil, déclassement social ou affectif peuvent constituer des points de bascule.
L’accumulation, la négligence corporelle ou le retrait social peuvent alors, contre toute attente, jouer un rôle très protecteur.
Ces comportements permettent de contenir l’angoisse et de maintenir un équilibre fragile.
⚠️ C’est pourquoi une intervention brutale, comme un nettoyage imposé sans accompagnement, peut provoquer des conséquences graves sur le plan psychique ou physique.
Dans les situations liées au syndrome de Diogène, il est essentiel de faire appel à une société spécialisée en nettoyage Diogène, formée à intervenir avec méthode et respect, comme Nettoyage Hors Norme.
Accompagner sans brutaliser : pourquoi l’aide doit être progressive
Face à un proche atteint du syndrome de Diogène, la tentation d’agir vite est forte.
Pourtant, les spécialistes comme ceux de Nettoyage Hors Norme insistent sur la nécessité d’une approche lente, collective et respectueuse.
La personne concernée ne demande généralement pas d’aide et ne perçoit pas son mode de vie comme problématique.
Toute prise en charge efficace repose sur un travail d’alliance, impliquant proches, professionnels de santé, travailleurs sociaux et parfois services publics.
Lorsque des actions de nettoyage deviennent nécessaires, elles doivent s’inscrire dans un cadre progressif, expliqué et accepté, afin d’éviter un choc traumatique supplémentaire.
🧠 Comprendre avant d’agir
Et que la question « pourquoi le syndrome de Diogène » ne trouve jamais une réponse unique, mais exige du temps, de l’écoute et de la prudence.



